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DCNS > L'Innovation , ce 31.05.2011 à 11h40 .

DCNS Research présente son nouveau pôle dédié à l'innovation


Le site DCNS d'Indret, près de Nantes
crédits : DCNS
31/05/2011

 

A l'occasion d'un colloque organisé à l'Ecole Centrale de Nantes, le 27 mai, le groupe naval français a présenté DCNS Research, son nouveau pôle dédié à la recherche et à l'innovation. Créée le 20 avril, cette structure rassemble les équipes du groupe travaillant sur les technologies de plateformes (hydrodynamique, matériaux, structures), ainsi que les technologies du signal et de l'information (communications et commandes). « DCNS Research est mobilisé sur différentes thématiques, comme la réduction de la consommation d'énergie et de l'impact environnemental, l'optimisation de la production des énergies marines renouvelables, sur la sécurité en mer et la sécurité militaire, qu'il s'agisse de furtivité et de silence, ou encore les systèmes de commande et de contrôle, dans un environnement complexe faisant intervenir de plus en plus de plateformes et des moyens non pilotés », explique Alain Bovis, patron de la nouvelle entité.


Essais mécaniques au CESMAN(© : DCNS)

Garder une longueur d'avance technologique

Pour DCNS, la création de DCNS Research est stratégique dans un contexte de concurrence internationale exacerbée. Et cette approche est d'autant plus sensible dans les secteurs où le groupe naval souhaite se diversifier, comme le nucléaire civil ou les énergies marines renouvelables. « Ce développement ne sera possible que si nous sommes au moins aussi bons que nos concurrents dans la course mondiale à l'innovation. Il faut donc anticiper le marché technologique pour garder un coup d'avance », assure Patrick Boissier, président du groupe, qui rappelle que DCNS investit chaque année 200 millions d'euros dans des programmes de R&D, soit 8% de son chiffre d'affaires.
DCNS Research intègre Sirenha, société nantaise spécialisée dans l'hydrodynamique navale et le pilotage cybernétique, acquise en 2007 par le groupe, le Centre d'Etude des Structures et Matériaux Navals (CESMAN), situé sur le site DCNS d'Indret, près de Nantes, ainsi que des équipes travaillant dans les établissements de Toulon (Le Mourillon) et Cherbourg. En tout, cela représente actuellement 120 ingénieurs et techniciens, des effectifs que DCNS souhaite voir passer à 150 dans l'année qui vient. « DCNS Research est une entité qui a pour but de rassembler et donner de la visibilité aux capacités de DCNS en matière de R&D. Il s'agit aussi d'attirer à nous des compétences et d'entrer plus facilement dans des partenariats car la recherche, aujourd'hui, n'est plus isolée. Elle se partage, notamment avec les universitaires », estime Patrick Boissier.

Dans le sillage de l'IRT Jules Verne

Comme c'est déjà le cas, notamment avec Sirehna qui est implanté au sein de l'Ecole Centrale de Nantes, DCNS souhaite donc renforcer ses liens avec le monde de la recherche universitaire. Le groupe en aura l'occasion au travers de la dynamique engendrée par le nouvel Institut de Recherche Technologique (IRT) Jules Verne, qui sera développé à Bouguenais, près de Nantes, à proximité du Technocampus installé suite à la création du pôle de compétitivité EMC2 en 2005. Le groupe naval prévoit d'ailleurs d'y transférer les équipes de Sirenha et même le CESMAN, dont le déménagement est prévu fin 2013 ou début 2014. L'implantation nantaise de Principia, société d'ingénierie dont DCNS a récemment pris 33% du capital, rejoindra également le site de l'IRT. Les équipes toulonnaises et cherbourgeoises ne devraient, en revanche, pas déménager.
Dédié à l'étude des matériaux et des structures complexes, l'IRT Jules Verne doit rassembler 200 acteurs (dont 120 partenaires industriels et 40 laboratoires) et compter une douzaine de laboratoires, ainsi que 2000 chercheurs et étudiants travaillant dans les domaines navals et terrestres, l'aéronautique et les énergies renouvelables. La plupart des grands industriels régionaux seront présents sur place, comme DCNS, mais aussi les chantiers nazairiens STX France, qui prévoient d'y envoyer du personnel.


(© : TECHNOCAMPUS EMC2)

Créer une référence en matière d'ingénierie maritime

Cette concentration des compétences va déboucher sur la création du Technocampus Océan, qui permettra aux entreprises et au monde académique de renforcer leurs liens grâce à la proximité géographique et des programmes de recherche communs. « C'est un changement de méthode et de manière de coopérer avec les industriels. Avec l'IRT et ce que nous sommes en train de mettre en place, nous ne répondons plus seulement à des demandes contractuelles, mais nous co-construisons des programmes de recherche amont et nous organisons la recherche depuis les laboratoires vers les entreprises », souligne Patrick Chedmail, directeur de Centrale Nantes. Très impliquée dans le projet, la région Pays-de-la-Loire va, quant à elle, assurer la maîtrise d'ouvrage de la plateforme Technocampus Océan, dont la création va nécessiter un investissement d'environ 35 millions d'euros, notamment assuré par les collectivités, l'Etat et l'Europe. Pour Christophe Clergeau, premier vice-président du Conseil régional : « L'important, pour nous, est de donner une visibilité à la force de frappe scientifique de l'ensemble des acteurs rejoignant l'IRT, qui sera un élément de dynamisation de l'ingénierie maritime, pour laquelle nous souhaitons affirmer le leadership nantais. A ce titre, l'installation de DCNS au sein de l'IRT donne de la crédibilité à l'outil ».


31/05/2011
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